« Appartenir pleinement à la nation française: De l’acquisition de la nationalité française »

26 février 2015

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Je suis immigré, c’est-à-dire que j’ai quitté mon pays pour m’installer dans un autre, la France en l’occurrence,en ce qui me concerne, c’est la définition que le dictionnaire Larousse  confère à  ce mot, ce qui traduit en soi une implacable réalité, une vérité qui ne saurait mériter la moindre controverse, mais une définition de ce terme, a elle fortement retenu mon attention, celle proposée par l’INSEE, l’Institut national de la statistique et de l’étude  économique, ainsi donc l’immigré serait « Selon la définition adoptée par le Haut Conseil à l’Intégration,  une personne née étrangère à l’étranger et résidant en France . À l’inverse, certains immigrés ont pu devenir français, les autres restant étrangers.

Les populations étrangère et immigrée ne se confondent pas totalement : un immigré n’est pas nécessairement étranger et réciproquement, certains étrangers sont nés en France (essentiellement des mineurs). La qualité d’immigré est permanente : un individu continue à appartenir à la population immigrée même s’il devient français par acquisition. C’est le pays de naissance, et non la nationalité à la naissance, qui définit l’origine géographique d’un immigré.C’est une définition qui m’a fait bondir de ma chaise, enfin façon de parler, parce qu’en réalité si j’avais réellement, je ne suis pas certain mon fauteuil de bureau made in China aurait résisté à mes 100.000 grammes, mais plus sérieusement, j’ai été piqué au vif, moi qui souhaite ardemment rejoindre la nation française, pleinement, pas être un français à part entière comme ils disent, non être français pour moi, c’est plus qu’être blanc, breton, normand, bouffer du sauciflard et boire du pinard en se grattant les couilles devant Patrick Sébastien ou Hanouna Cyrille, s’appeler Mathieu, Joachim, Martin ou François, aller à la messe les dimanches, au catéchisme, baptiser ces gamins devant le curé de sa paroisse, non , c’est beaucoup plus que cela, évidemment que cette description peut paraître quelque peu dépassée, surannée, mais c’est à dessein, la France, c’est aussi celle d’Emile Zola, de Rousseau, de Marie Curie, de Camus, de Jean Paul Sartre de Vikash Doraso,  de Cyril Lignac, du Général de Gaulle, de Clémenceau, de Napoléon Bonaparte, la France de Montesquieu, de Voltaire, de Foucault, d’Abdal Malik, d’Hafsia Herzi, de Kader Aoun, de Marwan Laoud, des gens connus ou peu connus qui incarnent le meilleur de ce que peut donner la France au monde, ces gens sont tous français, et je veux en être, pour les valeurs qu’elle représente, la liberté des consciences, de croire ou de ne pas croire, de pouvoir librement s’exprimer dans les limites fixées par la loi, l’égalité, quoi qu’on en dise, n’est certes pas parfaite, mais rien de ce qui est fait des mains d’homme ne relève de la perfection, alors oui, on peut toujours trouver à en redire, mais connaissez-vous d’autres pays au monde où un pecum peut librement interpeller le chef de l’Etat, quitte à être discourtois avec lui eu égard à son statut de premier citoyen et ne pas  craindre pour sa vie, on peut toujours se plaindre de la partition de la vie politique française qui se résume en un sempiternel combat entre deux familles politiques, mais ici au moins le peuple a le dernier mot, mais d’aucuns pourront toujours arguer que le peuple après s’être exprimé dans les urnes n’avait pas été entendu, oui, tout cela est vrai, mais, la France est un pays relativement libre, tenez il y a encore très récemment des parlementaires français se sont rendus à Damas et y ont rencontré un homme avec lequel la France a rompu tout lien diplomatique, inutile de rappeler les griefs qui lui sont reprochés, une initiative qui a fortement en haut lieu, mais au nom de la liberté garantie par cette France, ils ne risquent rien, absolument, ils n’iront pas croupir en prison , et c’est tant mieux, cette liberté, on doit la chérir, la préserver jalousement.Pour toutes ces raisons, j’aime profondément ce pays, avec sa part noire, celle de la colonisation,, celle de la Françafrique, celle de diamants de Bokassa, celle de ces accointances avec de nombreux dirigeants africains qui sont loin d’incarner une certaine idée de la liberté dans leurs pays, qu’à cela ne tienne, je veux en être, aussi lorsque j’ai pris connaissance de la définition du terme IMMIGRE, selon  l’INSEE, j’ai été échaudé par cette précision, ainsi donc lorsque je deviendrai français, je continuerai à appartenir à la population immigrée, condition que je réfute, devenir français ce n’est certes pas renoncer à ses origines, mais pour moi c’est appartenir à une nation, une et indivisible, celle de la population française, je refuse de continuer à appartenir à la population immigrée alors même que j’aurais fait le choix d’appartenir à la France, c’est comme pour un mariage, on se lie avec quelqu’un pour former un couple, moi je souhaite me marier à elle, à la France, si elle veut bien de moi, je saurais la convaincre de m’accepter comme époux, je la protégerais si quelqu’un l’attaque, s’en prend à elle ou à ses enfants, ses nombreux enfants, alors, moi je refuse de continuer à appartenir à une population immigrée, celle-là qui serait responsable des maux de la France, et s’il advenait que je  la trahisse, que je sois puni comme citoyen de ce pays, pas comme citoyen originaire de là-bas, ce là-bas que j’ai quitté, car je veux faire d’ici  mon chez moi, je veux être d’ici, c’est tout.

Alors mesdames, messieurs, les économistes, les statisticiens, vous qui êtes à l’origine de ces mots, ces mots peuvent être source de maux, d’ailleurs je me demande, considère t-on un Australien devenu français comme appartenant à la population immigrée, je crois à tort, peut-être, que ce terme connoté ramène souvent à une réalité nord-africaine et  subsaharienne pour ce qui est de la France en tout cas.Vous l’aurez compris, je réfute en bloc cette définition qui nie la volonté éclairée des individus de vouloir entrer dans la nation française, devenir des citoyens français, européens et les contenir à leur origine géographique c’est les accepter en tant que français qu’à moitié.

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