« Ma puce, mon poussin, et tout un tas d’autres surnoms que l’on affuble à ceux que l’on aime pour….. »

20 février 2015

Non classé

Ma puce, mon poussin, et tout un tas d’autres petits noms que l’on affuble à ceux d’entre nous que nous aimons, non contents de devoir les appeler par leur prénoms de naissance, pour leur montrer toute notre affection, nous leur affublons de jolis petits surnoms aussi ridicules les uns que les autres.Combien de fois n’ai-je pas entendu une mère appeler sa fille « ma puce », quelle idée saugrenue.

C’est donc ce qui est bien arrivé un week-end pendant lequel j’étais invité chez un de mes nombreux cousins quelque part en Île-de-France, lui et sa compagne ont donné naissance à une merveilleuse fille âgé d’à peine huit ou neuf ans, elle avait un joli prénom d’ailleurs, mais lorsqu’il s’agissait de l’appeler, ce n’est pas par son prénom que cela se faisait mais par ma puce, alors, de bonne foi, je décidais de réparer l’erreur, d’expliquer à cette pauvre petite innocente ce qu’était une puce.Un petit tour sur google images avait fini par ôter toute envie à la petite  de se faire appeler ainsi par ses chers parents,créant au passage un petit incident risquant de perturber les relations parents-enfant. J’en étais bien évidemment responsable, et je ne suis pas homme à fuir devant mes responsabilités et j’assumais, pour ma défense, j’arguais qu’il était plus qu’inconscient voire stupide de surnommer sa fille puce, surtout lorsque l’on sait d’après Wikipedia ce qu’est véritablement une puce: 

« Les puces forment l’ordre des siphonaptères (Siphonaptera, du latin sipho «tube») anciennement dénommés aphaniptères (Aphaniptera). Ce sont des insectes ptérygotes holométaboles, caractérisés entre autres par leurs pièces buccales conformées en un appareil piqueur-suceur. Elles sont ectoparasites : les puces actuelles infectent les mammifères (dont l’homme) et quelques oiseaux, et vivent du sang de leurs porteurs. Il s’agit d’un groupe très ancien : des puces primitives (Strashila incredibilis (en)Pseudopulex jurassicus (en)Pedopenna daohugouensis (en)) découvertes en Mongolie-intérieure remontent à 165 millions d’années (Jurassique) ; de très grande taille, elles parasitaient peut-être certains dinosaures « 

Bref, vous aurez donc compris qu’après cela, il me paraît  tout à fait inconcevable d’oser appeler ceux que l’on a de plus chers ainsi, sauf si on a pour eux que très peu d’affection.Les puces sont nos pires ennemies, elles sont sournoises, silencieuses, viles, elles nous sucent notre sang, ceux de nombreux animaux, on passe notre temps à vouloir s’en débarrasser et voilà que des parents aimants se permettent d’appeler leur progéniture puce, une puce c’est moche, c’est sale, personne ne rêve de se réincarner en puce, enfin j’espère. Dans le genre de surnoms, il y a poussin, ouais alors c’est moins grave, mais quand même, poussin, un poussin c’est mignon, tellement mignon que ça passe à la broyeuse pour être transformé en nuggets ou en tenders, ces tendres morceaux de poulet que l’on nous sert chez Kentucky Fried Chicken, et oui, mais ça nos enfants ne le savent pas, non non, il ne faut surtout pas le leur dire, à nos chères têtes blondes, brunes, crépues et  frisées, ça les tuerait de savoir que leurs chères mamans ou papas aussi parfois, cela arrive aussi, les appelle comme ces pauvres poussins qui finiront dans leur plateaux Mac Do ou KFC en nuggets.Je vais épargner les loulous, les louloutes, les chouchous soi-disant affectueux.Enfin, il y a aussi ceux qui par amour, j’imagine, appellent leur bien-aimé(e)s par des noms d’organes humains, cœur, oui, j’en comprends la portée [ symbolique ], oui par ce qu’avec le recul, je ne me souviens qu’on ait jamais utilisé d’autres organes humains à part cœur, ceux que l’on aime ou que l’on croit aimer, en tout cas, tant que les couples sont encore constitués, sûrement parce que c’est un organe vital, être privé de cœur, c’est être privé de sa vie, même si on observe souvent qu’après la rupture des couples qui s’appelaient encore il y a peu cœurs, il n’y a pas d’arrêt brutal de la vie, on s’en remet, et on retrouve l’amour ou ce que l’on croit être de l’amour dans les bras ou le lit d’un ou d’une autre.Il y a aussi des noms d’animaux, mon biquet, mon cochon, ma biche, mon ours, je crois  ou encore, ma cochonne, bon en général lorsqu’on dit mon cochon ou  ma cochonne, c’est très souvent lié à l’appétence sexuelle des membres du couple, j’attends de voir une étude approfondie des comportements sexuels de ces animaux pour en comprendre le rapport, un cochon,ça barbote dans la boue, ça fout son groin un peu partout, peut-être finalement un peu comme nous autres les hommes non ? Euh pour mon biquet, il faudrait voir.

Gardez-vous à l’avenir d’affubler à ceux que vous aimez de surnoms avant d’avoir pris le temps d’en vérifier la définition, aucun amour ne saurait justifier de telles offenses.

Voilà tout, à bon entendeur salut

NGM

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